L’antifascisme

L’antifascisme est un mouvement politique qui n’a que pour seul objectif d’opposer et de détruire le fascisme. L’antifascisme émerge en même temps que les premiers mouvements fascistes du début du 20e siècle et est constamment réapparue partout ou le fascisme et l’extrême droite pointe leur nez.

Pour mieux comprendre ce mouvement, nous devons d’abord comprendre qu’est-ce le fascisme. Voici quelques ressources qui vous en apprendront plus sur ce mouvement historique.

https://montreal-antifasciste.info/fr/faq/

https://youtu.be/HQX96y5keUs

Action-antifasciste

Les tactiques.

Les militant-e-s antifascistes utilisent plusieurs approches et tactiques dans l’objectif d’opposer et d’empêcher l’organisation d’un mouvement fasciste. Nous allons explorer quelques-unes de ces approches.

Le doxing ou la désanonymisation.

Les idéologues et militant-e-s du fascisme contemporain ce cache souvent sous des pseudos et de faux-noms en ligne pour éviter que leur communauté et proches ne découvre leurs tendances fasciste. Le doxing est la pratique de désanonymiser quelqu’un et de rendre son identité publique. Les conséquences peuvent souvent être désastreuse pour un idéologues ou militant fascistes; perte d’emplois, rejet familial, divorce, etc. L’information est souvent acquise légalement en arpentant l’internet à la recherche de trace laisser par l’idéologue ou le fasciste sur différentes plateformes. L’information peut aussi être le fruit d’une enquête ou d’une infiltration d’un groupe privé, physique ou non. L’infiltration est particulièrement critique dans l’objectif de trouver et démasquer les individu-e-s avec des intentions violentes ou mettre à jour la collusion entre les force policière et les regroupement fasciste. Une désanonymisation peut souvent nuire sévèrement à un groupe qui essaie d’agir dans l’ombre et l’affaiblir à la racine.

De-Plateforming

Le de-plateforming est la pratique de dénier une voix au fascisme. Cela peut-prendre la forme de dénonciation du discours haineux sur les plateformes en ligne ou l’annulation forcée d’un évènement d’extrême droite. Dans le deuxième cas un simple appel à l’hôte de l’évènement (le/la propriétaire ou l’institution) pour dénoncer les sympathies fascistes des organisateurs ou de la personnalité publique suffit à faire annuler l’évènement. Parfois cette tactique n’est pas assez et des méthodes plus militantes sont utilisées; des manifestations ou des blocages peuvent être organisés . Le de-plateforming est jugé important pour empêcher un discours fascisant de prendre de l’ampleur avec un public large et pour saboter les tentatives de propagande haineuse par des groupes d’extrême droite.

Action directe

l’action directe antifasciste est la pratique d’opposer physiquement et directement les groupes ou les individus fascistes. Cela peut prendre la forme de contre-manifestation visant à empêcher une manifestation d’extrême droite. La contre-manifestation est souvent le côté le plus connus du militantisme antifasciste vue l’aspect spectaculaire que peut prendre cette tactique et l’hyper focus que les médias donnent à ces évènements. On la reconnaît souvent par l’usage de tactiques « black-bloc » par les militants, qui consiste a s’habiller de noir et dece couvrir le visage pour former un bloc anonyme capable d’agir et de se défendre d’ une agression par le côté des militants fascistes ou du côté des forces policières, qui souvent, prennent pour cible les militant-e-s antifascistes. Les tactiques d’actions directes peuvent aussi prendre la forme de sabotage de lieux militants fascistes par le vandalisme ou de manifestation de bruit. L’action directe devient nécessaire quand l’idéologie et les groupes fascistes passent à l’étape de s’organiser physiquement et de faire des actions publiques souvent violentes (lynchage, agression armée, actes terroristes…). L’action directe antifasciste est une réaction dite proportionnée au niveau de danger que pose un mouvement fasciste, et est souvent décrite comme étant une forme d’autodéfense communautaire. Historiquement cela peut escalader jusqu’au sabotage industrielle ou la lutte armée comme durant la seconde guerre mondiale ou durant la révolution d’Espagne.

L’éducation et l’organisation communautaire.

Le volet le plus fondamentale de la lutte antifasciste reste l’éducation. Les idéologies fascistes, à l’aide de théories de complots, se servent des craintes, anxiétés et peurs de la population pour créer des bouc-émissaires et forcer les gens à abandonner leurs droits et à tourner le dos à certains membres de leurs communautés. Il est donc impératif de contrée les trames narratives anti-historiques, complotistes ou régressives et rappeler les horreurs du fascisme historique. Pour ce faire les militant-e-s antifascistes prennent part à des projets d’éducation populaire dans leurs cartiers ou en ligne, créent des plateformes éducatives et rendre disponible toute sorte de ressources pouvant servir à contrer les manipulations fascistes; des tracts, des zines, des affiches, des livres, des vidéos, des podcast etc.…

L’éducation populaire est une facette de ce que l’on peut décrire comme étant « l’organisation communautaire ». On entant par là  des groupes activistes qui prennent part à la vie communautaire en répondant à des besoins que l’état ou le marché capitaliste n’ont pas su satisfaire. On peut penser à des initiatives en défense de droit au logement, des groupes luttants contre l’itinérance, des cliniques volontaires, des mouvements de bouffes populaire, des services de soutiens aux immigrants ou réfugiés, de groupes défense des droits des minorités, etc. Ces initiatives basées sur l’entraide et l’aide mutuelle servent d’outil pour créer des communautés plus forte et solidaire. Connaître son voisinage et les personnes qui partagent nos cartier, nos villes et villages, permet de lutter contre la démonisation de « l’autre » tant utiliser par les mouvements fascistes. C’est en vivant ensemble et en partageant que nous apprenons à ne pas craindre la différence. En créant des communautés fortes et solidaires nous pouvons mieux lutter et empêcher l’incursion et le foisonnement d’idéologies fascistes dans nos vies et dans nos sociétés.

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La démonisation de l’antifascisme contemporain.

Depuis un certain nombre d’années nous voyons une résurgence de mouvements d’extrême droite et même fascistes un peu partout à travers le monde. Ce nouveau mouvement est en autre nourrie par une xénophobie anti-immigrant, un racisme décomplexé, les excès du néo-libéralisme, la crise écologique et un sentiment anti-féministe/misogyne. Avec cette résurgence fasciste viens immanquablement un retour de l’antifascisme. Ce nouveau mouvement ce caractérise entre autre par l’adoption de tactiques black-block popularisées par les luttes autonomes/anarchistes en Allemagne dans les années 80. Cette tactique de se masquer de noir en groupe, permet aux militant-e-s de rester anonyme (ce protègent ainsi de la police, souvent acoquiner avec l’extrême droite) et de pouvoir passer à l’action quand nécessaire. Bien que cette tactique est des avantages évident, elle a aussi nourrit une certaine image négative que les médias on construit autour du mouvement antifasciste, péjorativement appeler « antifa ».

Les groupes et réseaux d’actions directes antifascistes sont décrit comme étant dangereux, violent, provocateur, autoritaire ou même terroriste. Des tentatives pour criminaliser ces mouvements ont aussi été tenté, en accusant les antifascistes d’être des cellules terroristes. Rien n’est plus faux. L’antifascisme se pose en groupe d’autodéfense autonome et cherche a élimer les instigateurs de violence fasciste et à résister a leur agression. Alors que les groupes d’extrême droite accumule les actes de violence de masse, les meurtres, les agressions armées, et les lynchages, les antifascistes ont été responsable d’aucun décès depuis la résurgence contemporaine. Malgré tout l’antifascisme ce retrouve la cible de critiques virulentes et de mesures répressives démesurés. Cet antagonisme face à l’antifascisme est le fruit de campagnes médiatiques trompeuses mais est aussi dû au fait que l’antifascisme est majoritairement animée par une critique de l’oppression systémique et du capitalisme, vue comme étant en grande partie, responsable des dérives fascistes et du grand désarroi de la classe ouvrière.

Il est donc important de se rappeler de quoi les fascistes sont capables et les actes inhumains qu’ils sont commis au fil de l’histoire du 20e et 21e siècle; les camps de concentrations, l’esclavage, les génocides, etc.

L’antifascisme avance qu’avec l’état qui ne fait rien pour arrêter ces mouvements, souvent lui-même gangrené par des idéologies fascistes et autoritaires, c’est la communauté elle-même qui doit s’organiser pour se défendre contre le fascisme, au risque de voir les horreurs du passé se répéter…

Autnomie Commune , 2019

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