L’ÉCOLOGIE DU CHANGEMENT : brève pour une écologie sociale

‘’….la notion même de la domination de la nature par les humains trouve racine dans le phénomène de la domination des humains par les humains. « 

– Murray Bookchin, ‘’The ecology of freedom’’

La crise environnementale prend de l’ampleur et pourtant il semble que les gouvernements sont incapables d’agir conséquemment à la gravité de cette vérité. On pourrait être confus et se demander, mais pourquoi ces gens au pouvoir ne ressentent pas l’urgence du moment? La violence de la crise? Mais nous savons instinctivement que la politique nationale et provinciale est le territoire de l’argent, du capital, et c’est sa logique qui guide l’orientation de nos actions politiques et l’organisation de la société. Cette logique, c’est celle de l’impératif du profit, de la surproduction, de l’exploitation et de la croissance infinie. Il devient donc évident que c’est la symbiose entre capitalisme et gouvernement, qui permet la perpétuation du cycle destructeur qui nous à mener à cette crise climatique qui menace la civilisation humaine elle-même.

De ces observations, nous pouvons déduire un champ d’action. Si nous voulons faire face aux changements climatiques, nous devons reconstruire les fondements de l’espace politique en créant nos propres assemblés et fédération municipaliste pour ensuite reprendre le contrôle de notre économie, et l’orienter vers l’objectif de bâtir une société écologique et rationnelle.

Une idée qui pourrait guider nos actions et notre éthique serait de reconnaître que nos sociétés font partie du monde naturel et sont le fruit de l’évolution naturel. En observant le monde naturel, sa complexité, sa mutualité et son interdépendance, nous pouvons en tirer d’important leçons et appliquer ses principes à la construction d’une nouvelle société sans hiérarchie sociale ni domination.

En Mettant fin au phénomène de la domination des humains par les humains, en organisant nos sociétés de façon non-hiérarchique, et en nous inspirant du monde naturel, nous pourrions véritablement reconstruire une société symbiotique, féconde, solidaire, égalitaire et pleine de liberté pour tous et du même coup nous permettre d’être plus résilient face à la menace du changement climatique.

Le mouvement ‘’environnementaliste » depuis trop longtemps implore le pouvoir d’agir face à la crise et renonce donc son autonomie à ceux qui nous ont mené à cette crise. Il tombe dans le piège du ‘’développement durable’’ et de ‘’L’économie verte’’, un mirage construit par des corporations. Il est grand temps que ce mouvement devienne véritablement écologiste, et reconnaisse la nécessité de la décentralisation politique, de la décroissance économique et de la révolution sociale.

‘’Si nous ne faisons pas l’impossible, nous serons confrontés à l’impensable’’

-Charles Green, 20 février 2020.

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